Matthieu Amiguet - Le scientifique

Sa maturité fédérale de type B (latin-anglais) ne le prédestinait apparamment pas à des études scientifiques; c'est pourtant vers les mathématiques que Matthieu Amiguet s'est tourné en entrant à l'Université de Lausanne. Quelques années et un déménagement plus tard, il obtient un diplôme de mathématicien de l'Université de Neuchâtel en présentant un mémoire à visée pédagogique sur la théorie des catégories.

Toujours avide de nouvelles découvertes, il entame alors une thèse de doctorat sous la direction de Jean-Pierre Müller à Neuchâtel. Portant d'abord sur une modélisation de l'acquisition et de la représentation des connaissances en robotique autonome, le sujet sera recentré par la suite; ainsi, c'est finalement avec une thèse sur la conception de systèmes multi-agents qu'il obtiendra le titre de docteur ès sciences. En travaillant dans l'équipe passionnante et variée de Jean-Pierre Müller, il contracte également le virus de l'interdisciplinarité, ainsi qu'un intérêt marqué pour les processus de modélisation scientifique.

Continuant sur sa lancée interdisciplinaire, un passage au LASEN (actuellement BPE) de l'EPFL lui permet de travailler sur la simulation politico-économique d'une filière de production de bioéthanol, dans un but d'aide à la décision pour la répartition des incitations financières à la production de biocarburants.

Depuis 2004, il est engagé comme professeur chargé d'enseignement à la Haute École Arc, domaine ingénierie. Dans ce cadre, il enseigne diverses branches, encadre des travaux d'étudiants et coordonne la participation de l'école au projet Arc'obot.

Ses intérêts de recherche portent actuellement sur les phénomènes nécessitant des modélisations selon plusieurs points de vue ou sur plusieurs niveaux, ainsi que sur les techniques permettant de prendre en compte ces différentes modélisations sans chercher à les réduire à un unique cadre théorique.

Il mène également en parallèle une carrière musicale dont vous pouvez voir les détails ici.